Le delta de l’Okavango est l’une des dernières grandes étendues sauvages d’Afrique, et le Botswana a choisi de le protéger par une approche « haute valeur, faible volume » : petits camps, nombre de véhicules limité et prix élevés. Ce guide explique comment préparer un voyage adapté à votre budget — d’une excursion d’une journée depuis Maun à une semaine en camps fly-in.
Combien de temps faut-il ?
- Une journée — une excursion en mokoro ou un survol depuis Maun. Assez pour comprendre ce qu’est le delta, pas assez pour voir sa faune sous son meilleur jour.
- Trois à quatre jours — un safari camping à Moremi ou dans le delta, ou deux camps de deux nuits chacun. Le minimum que nous recommandons.
- Une semaine — le delta plus Chobe ou le Makgadikgadi. Le voyage classique au Botswana.
- Dix jours ou plus — ajoutez les chutes Victoria, le Central Kalahari ou un safari mobile plus long via Savuti et Khwai.
Camps fly-in, safaris mobiles ou en autonomie
Les camps fly-in sont situés dans des concessions privées au cœur du delta. Ils sont petits (souvent 8 à 12 tentes), luxueux et tout compris, avec des activités adaptées à l’eau — mokoro, bateau, marche et safaris en véhicule. Comptez de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros par personne et par nuit.
Les safaris mobiles déplacent un camp de tentes par la route à travers Moremi, Khwai et au-delà, avec un guide et une équipe. Vous voyez la même faune avec un confort plus simple, pour une fraction du prix. Le safari en autonomie est encore moins cher, mais exige de l’expérience en 4x4 et une préparation soignée.
Que voir
Le delta de l’Okavango et Moremi Delta de l’Okavango
Le fleuve qui n’atteint jamais la mer
L’Okavango naît sur les hauts plateaux angolais et, au lieu de rejoindre l’océan, se perd dans les sables du Kalahari en un éventail de chenaux, lagunes et îles grand comme un petit pays. L’UNESCO l’a inscrit en 2014, 1 000e site du patrimoine mondial. À découvrir en mokoro, en bateau, à pied et depuis le ciel.
Le delta de l’Okavango et Moremi Réserve de Moremi
Le cœur protégé du delta
Couvrant une grande partie de l’est du delta, Moremi associe marais permanents, plaines inondables saisonnières et forêt sèche de mopanes — d’où une faune d’une rare diversité. C’est l’un des meilleurs endroits d’Afrique pour voir le lycaon, mais aussi lions, léopards, éléphants, buffles et des centaines d’espèces d’oiseaux. Accessible par la route depuis Maun.
Le delta de l’Okavango et Moremi Khwai
Le voisin sauvage de Moremi
La rivière Khwai marque la limite nord de Moremi, et la concession communautaire sur l’autre rive offre la même faune avec plus de liberté : safaris de nuit, marches dans le bush et pistage hors piste y sont possibles. Réputée pour ses léopards, ses lycaons et ses grands troupeaux d’éléphants en saison sèche.
Le delta de l’Okavango et Moremi Maun
La porte du delta
Ville étalée au bord de la rivière Thamalakane, Maun est le point de départ de presque tous les safaris dans l’Okavango : son aéroport envoie sans cesse de petits avions vers les camps, et on y trouve supermarchés, location de 4x4, opérateurs de mokoro et lodges au bord de l’eau.
Retrouvez-les tous, avec itinéraires d’accès et circuits, dans notre guide des lieux à voir.
Combien ça coûte
Le Botswana est l’une des destinations de safari les plus chères d’Afrique. Fourchettes de prix habituelles (par personne, à titre indicatif) :
| Prestation | Prix habituel |
|---|---|
| Sortie en mokoro au coucher du soleil près de Maun | ≈50 € |
| Journée complète en mokoro depuis Maun | ≈150–220 € |
| Survol (45–60 minutes) | ≈295–520 € |
| Safari d’une journée à Moremi depuis Maun | ≈280–520 € |
| Safari camping de 3–4 jours | ≈1 000–1 500 € |
| Chambre double en lodge à Maun, par nuit | ≈45–140 € |
| Camp fly-in, par personne et par nuit | De plusieurs centaines à plus de 2 000 € |
| Droits d’entrée des parcs nationaux (Moremi, Chobe) | Facturés par personne et par jour — vérifiez les tarifs en vigueur |
Faune
Le delta abrite d’importantes populations d’éléphants et de buffles, ainsi que des lions, des léopards, des guépards, des hyènes tachetées et l’une des populations les plus importantes d’Afrique de lycaons. Les antilopes adaptées à l’eau, comme le cobe lechwe rouge et l’insaisissable sitatunga, sont des spécialités locales, et plus de 400 espèces d’oiseaux y ont été recensées, du pygargue vocifère à la chouette-pêcheuse de Pel et à la grue caronculée.
Santé : paludisme et autres
Le delta de l’Okavango, Chobe et le nord du Botswana sont des zones impaludées, avec un risque maximal pendant la saison des pluies (en gros de novembre à avril). Consultez un centre de vaccinations internationales au sujet de la prophylaxie bien avant votre départ, et utilisez répulsif, manches longues et moustiquaires. Renseignez-vous aussi sur les vaccins courants ; si vous arrivez d’un pays à risque de fièvre jaune, un certificat peut être exigé.
Que mettre dans sa valise
- Un sac souple respectant la limite des petits avions (généralement ~20 kg, bagage à main compris).
- Des vêtements neutres — kaki, olive, beige. Évitez les couleurs vives et, dans les zones à mouches tsé-tsé, le bleu foncé et le noir.
- Des couches chaudes pour juin–août : les safaris au petit matin peuvent se faire par des températures proches de zéro.
- Des jumelles, un appareil photo avec zoom, des batteries de rechange et une lampe frontale.
- Une protection solaire — chapeau, lunettes de soleil, crème solaire — et un répulsif anti-insectes.
- Un adaptateur universel : le Botswana utilise surtout les prises sud-africaines de type M et britanniques de type G.
Infos pratiques
- Argent : pula botswanais (BWP). Les cartes sont largement acceptées à Maun ; ayez du liquide pour les pourboires. Les dollars américains sont souvent acceptés pour les pourboires dans les camps.
- Visas : de nombreuses nationalités, dont les citoyens de l’UE et du Royaume-Uni, peuvent se rendre au Botswana sans visa pour de courts séjours — vérifiez les règles en vigueur pour votre passeport.
- Pourboires : d’usage pour les guides, les piroguiers et le personnel des camps ; les camps suggèrent généralement des montants.
- Langue : l’anglais est langue officielle et langue de guidage ; le setswana est largement parlé.
- Sécurité : le Botswana est l’un des pays les plus stables d’Afrique. Les vrais risques viennent de la faune — suivez toujours les consignes de votre guide, surtout à pied et sur l’eau.
Erreurs fréquentes
- Emporter une valise rigide — elle n’entrera pas dans un petit avion.
- Ne voir que l’eau. Combinez le delta avec une zone terrestre comme Moremi ou Khwai pour les prédateurs.
- Réserver trop tard pour juillet–septembre. Les meilleurs camps affichent complet un an à l’avance.
- Oublier qu’il fait froid. Les matins d’hiver dans un véhicule ouvert sont glaciaux.
- Négliger les conseils sur le paludisme.

